Tout savoir sur la nicotine

Tout savoir sur la nicotine
  1. Idées Reçues.

Depuis longtemps, nous entendons régulièrement une multitude d’affirmations relatives à la nicotine. Certaines sont vraies, d’autres totalement erronées. Nous allons en lister quelques-unes ci-dessous.

  1. La nicotine est cancérigène.

FAUX. On trouve principalement la nicotine dans les cigarettes, et produits à base de tabac. Mais ce n’est pas la nicotine qui est dangereuse (pas dans les doses consommées). Ce qui est dangereux, et cancérigène, ce sont les goudrons, les 4000 substances chimiques qui accompagnent la fumée. Lors de la combustion de la cigarette, ce sont les cancérogènes présents dans les goudrons de la fumée qui sont cancérigènes. Par ailleurs, les multiples additifs présents dans les cigarettes sont responsables de maladies pulmonaires chroniques, et le monoxyde de carbone généré est quant à lui responsables de maladie cardiovasculaires.

  1. La nicotine est addictive.

FAUX. Avant tout, il faut bien différencier addiction, et dépendance. Selon le site ameli.fr « Une addiction est définie par une dépendance à une substance avec des conséquences nuisibles sur la santé. La dépendance se caractérise souvent par un désir puissant, voir compulsif de consommer. Ainsi, une personne est dépendante lorsqu’elle se retrouve dans l’impossibilité de s’abstenir de consommer. »
La nicotine peut créer une dépendance, mais elle n’est en aucun cas addictive.

La nicotine contenue dans une cigarette est en partie responsable de la dépendance à la cigarette traditionnelle. En se fixant sur les récepteurs nicotiniques situés dans le cerveau, la nicotine libère de la dopamine (neurotransmetteur qui provoque la sensation de bien-être).

La dépendance physique qu’entraine la nicotine est de courte durée (de l’ordre de quelques jours), et disparait au-delà de quelques jours. Toutefois, son arrêt brutal peut entraîner de l’anxiété ou de l’irritabilité.

Il est également intéressant de noter que le mode d’absorption de la nicotine permet de réduire la dépendance à la nicotine. En effet, la nicotine contenue dans une cigarette est assimilée en quelques secondes. La nicotine contenue dans les substituts nicotiniques est assimilée beaucoup plus lentement (de l’ordre de plusieurs minutes). Sa diffusion est plus lente et plus régulière, et permet de réduire les quantités assimilées afin de se libérer de la « dépendance physique ».

  1. La nicotine est toxique.

VRAI. A très forte dose, la nicotine peut tuer. D’ailleurs la nicotine pure, (celle qui est directement extraite des plants de tabacs), et avant dilution pour l’utiliser dans les différents substituts nicotiniques (patchs, gommes à macher, e-liquides pour cigarette électronique…) est mortelle.  La définition même de la nicotine est que c’est un alcaloïde toxique.

Toutefois, il ne faut pas avoir peur de la nicotine. La nicotine ingérée et assimilée via ses différents modes de consommation s’exprime en mg pour les cigarettes traditionnelles et est brulée par combustion (la nicotine se décompose à la température de 247°C), et en mg/ml pour les différents substituts nicotiniques.

La nicotine consommée dans de trop grandes proportions peut causer entre autres des nausées, des vomissements, ou bien des palpitations, avant même d’avoir des effets irréversibles.

Une étude de Bernd Mayer (Pharmacologue et Professeur Autrichien à l’Université de Graz) publiée le 4 octobre 2013, et relayée par Jacques le Houezec sur son blog, met en avant différents cas cliniques recensés de personnes ayant accidentellement ou volontairement ingéré des quantités de nicotines élevées. L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Alimentation, Environnement, Travail) reprend également ces données dans son rapport d’expertise « Evaluation des dangers de la nicotine » (lien vers le rapport ci-dessous).

Selon Bernd Mayer, la DL50 (Dose Létale 50) en ingérant de la nicotine se situerait entre 500 m et 1000 mg, soit 6,5 à 13 mg/kg. 

  1. On peut faire une overdose à la nicotine.

FAUX. Une consommation excessive de nicotine entrainera toujours les mêmes symptômes, à savoir nausées, vomissement, maux de tête.

Comme expliqué ci-dessus, bien que la DL50 soit estimée entre 500mg et 1000mg, plusieurs personnes ont tenté de « s’empoisonner » en ingérant de la nicotine. Certaines personnes ont ingéré jusqu’à 1500mg voir 2000mg de nicotine, et ont survécu. Ils n’ont été pris que de douleurs abdominales, et vomissements. Après quelques heures en observation, les patients ont pu rentrer chez eux.

  1. Qu’est-ce que la nicotine ?

  1. Définition.

La nicotine est un alcaloïde toxique principalement issu de la plante de tabac. La nicotine a un effet psychotrope. C’est-à-dire que la nicotine est une substance qui agit directement sur le système nerveux tel un stimulant. Elle est particulièrement efficace lors de l’inhalation de la fumée de cigarette. La nicotine est en partie responsable de la dépendance tabagique.

La nicotine tient son nom de la famille de plantes dont elle est extraite. Elle provient de la famille des Solanacées. On trouve ainsi de la nicotine dans les plants de tabac, mais aussi dans les plants d’aubergine, de tomate, de pomme de terre, de choux-fleur…

Les feuilles de ces plants végétaux ont des propriétés acaricides, insecticides, et fongicides. Du fait de son caractère neurotoxique, ces végétaux se protègent naturellement des acariens, et des insectes.

L’utilisation de la nicotine en comme insecticide est interdite en France.

  1. Consommation de la nicotine.

La nicotine agit sur le système nerveux par différents modes de consommation.

La plus répandue reste par inhalation. Avec une cigarette traditionnelle, l’inhalation de la fumée de tabac chargée entre autres en nicotine atteint le cerveau en l’espace de quelques secondes seulement, contre plusieurs minutes avec une cigarette électronique ou un inhalateur. 

La nicotine peut également être assimilée par voie cutanée comme par exemple avec les patchs, ou bien par ingestion comme avec les gommes à macher. Il existe également un produit utilisé en Suède : le SNUS. Le SNUS est une poudre de tabac humide que l’on positionne entre la gencive et la lèvre supérieure. On peut ainsi la conserver à cet emplacement pendant plusieurs heures. Le Snus permet de délivrer de la nicotine (que l’on trouve directement dans les feuilles de tabac), mais sont bruler, il ne présente aucun risque pour les poumons à l’inverse de la cigarette traditionnelle. Sa commercialisation en Europe est interdite à l’exception de la Suède. 

En 2017, la Suède ne comptait que 5% de fumeurs quotidiens grâce au Snus, contre 33% en France. 

  1. Effets sur la santé.

La nicotine a pour effet principal d’augmenter la pression artérielle, d’accélérer le rythme cardiaque, et de réduire l’appétit. Elle entraîne également une libération d’adrénaline, et améliore la concentration et la mémoire.

Via les récepteurs nicotiniques situés dans le système nerveux, la nicotine va libérer de la dopamine, plaçant le fumeur dans un état d’euphorie. Cette euphorie va agir comme une récompense, ou comme un soulagement. C’est d’ailleurs pour cela que les fumeurs allument très souvent une cigarette. Lorsque l’on est stressé, on fume, et cela nous soulage. Lorsque l’on est satisfait, ou bien que l’on a travaillé dur, on allume une cigarette, et l’on se sent récompensé d’un dur labeur. Lorsque le niveau de dopamine diminue, le fumeur se sent en état de manque, ce qui le pousse à rallumer une cigarette.

C’est en partie pour cela que la nicotine rend accro à la cigarette.

  1. Nicotine et tabagisme.

La nicotine est donc, comme nous l’avons vu précédemment, une substance que l’on trouve particulièrement dans les feuilles de tabac. La nicotine crée un état d’euphorie quand elle est inhalée (par exemple dans la fumée de cigarette), créant de ce fait une dépendance au tabac, et à la cigarette.

Lors de la consommation d’une cigarette, il y a combustion.  La combustion est une réaction chimique qui entraîne la création de nombreuses substances toxiques pour l’homme, tel que le monoxyde de carbone pour ne citer que lui.

On trouve dans une cigarette plus de 2000 additifs différents. Indépendamment les uns des autres, ces additifs sont approuvés par les instances de régulation de la sante Européenne et Française.  Mais une fois qu’ils sont brulés, ces additifs à première vue anodins, libèrent plus de 4000 substances chimiques qui sont pour beaucoup toxiques et cancérigènes.

On trouve ainsi dans la fumée de cigarette de l’azote, du monoxyde de carbone, de l’ammoniac, du plomb, du mercure, du polonium (métal radioactif), ainsi que de l’acide cyanhydrique. L’acide cyanhydrique aussi appelé cyanure d’hydrogène est un gaz incolore et toxique utilisé par les nazis durant la seconde guerre mondiale (Zyklon B).

Et la nicotine dans tout ça ? C’est la seule substance non cancérigène, et non toxique dans les quantités inhalées. Elle a comme conséquence de créer une dépendance au tabac. 

Jacques Le Houezec scientifique et tabacologue résume parfaitement la situation entre nicotine et tabac dans sa tribune publiée en novembre 2015 dans Mediapart :

« Contres vérités sur la nicotine

Arrêtons de diaboliser la nicotine. Ce qui tue dans le tabagisme ce n'est pas la nicotine, c'est la fumée. Tout végétal brulé produit du monoxyde de carbone, responsable des maladies cardiovasculaires, des goudrons, responsables des cancers, et des particules fines solides, responsables des maladies pulmonaires, dues au tabagisme. Comme le disait le pionnier de la recherche sur la dépendance tabagique, Michael Russell (1), psychiatre anglais, « les gens fument pour la nicotine mais meurent des goudrons, du monoxyde de carbone et des gaz dangereux. » 

La nicotine est certainement la substance la plus utilisée de par le monde, et la dépendance au tabac est un véritable fléau ayant causé 100 millions de morts au 20ème siècle et qui en causera 1 milliard au 21ème siècle si rien n'est fait pour l'enrayer. C'est plus que toutes les guerres ont fait, ou ne pourront faire.

Certains concluent que la puissance addictive de la nicotine est la plus importante. Pourtant, la recherche animale ne confirme pas ce fait. Il est très difficile de rendre des animaux dépendant de la nicotine pure au contraire d'autres drogues comme la cocaïne ou les opiacés. La nicotine n'est très addictive que lorsqu'elle est inhalée lors de la combustion du tabac (plus de 7000 substances recensées, dont près de 60 substances cancérigènes). C'est pour cette raison que la cigarette a pris le pas sur tous les autres modes de consommation du tabac dans le monde entier.

La nicotine pure est principalement un stimulant, au même titre que la caféine, et n'est pas plus dangereuse (2). Mais si cette dernière est acceptée dans la société, ce n'est pas le cas de la première. Cela fait plus de trente ans que toutes les campagnes antitabac martèlent que le responsable c'est la nicotine, et non pas la fumée. Même les fumeurs en ont peur, et ont tendance à l'arrêter trop vite lors d'une tentative d'arrêt du tabac (que ce soit avec la vape ou les substituts nicotiniques), au risque de rechuter. »

  • Russell MAH. The future of nicotine replacement. Br J Addiction. 1991, 86:653-658.
  • Mayer B. How much nicotine kills a human? Tracing back the generally accepted lethal dose to dubious self-experiments in the nineteenth century. Arch Toxicol. 2014 Jan;88(1):5-7.
  • Nous ne cessons de le répéter en boutique, il ne faut pas se tromper d’ennemi, ce n’est pas la nicotine qu’il faut combattre. Nous en avons tous besoin dans le cadre de notre sevrage tabagique, et c’est grâce à elle que nous pourrons tous arriver à nos fins.


    1. La nicotine pour arrêter de fumer.

    1. La nicotine et les cigarettes.

    Comme nous l’avons indiqué précédemment, le fait de fumer provoque grâce à la nicotine une sensation de bien-être, de détente, de plaisir.

    Toutes les cigarettes fumées ont leur « importance », leur rôle dans le fil de votre journée. Certaines sont considérées comme indispensables, d’autres le sont moins, mais vous les fumez tout de même.

    On pourrait classifier ces cigarettes sous 3 sous catégories :

    • La cigarette dite sociale. C’est celle que vous allumez entre amis lors d’une soirée, celle que vous fumez sur une terrasse de café ou de restaurant. Elle n’est pas indispensable, mais elle vous fait vous sentir bien.
    • La cigarette dite psychologique. C’est la cigarette que vous soulage quand vous êtes stressé ou angoissé. Celle qui vous aide à mieux vous concentrer au travail. Cette cigarette vous aide dans le déroulement de votre journée.
    • Puis il y a la cigarette dite physique. C’est celle-ci la plus difficile à supprimer. Cette cigarette que vous allumez au réveil, et qui vous fait tourner la tête. La cigarette après le repas, ou avant d’aller vous coucher. Ou encore celle que vous allumez après un long voyage ou une longue période sans fumer. Finalement c’est celle que votre corps vous réclame. 

    Toutes ces cigarettes rythment vos journées, et vous soulagent, vous aident (même si elles vous tuent à petit feu), ou vous permettent de vous sentir bien avec vos amis ou vos collègues.

    Arrêter de fumer est très compliqué. Arrêter sans aide l’est encore plus. Il faut savoir qu’environ 1 fumeur sur 2 a déjà tenté d’arrêter de fumer sans aide. Seuls 5% ont réussi à arrêter de fumer totalement par la simple volonté.

    La plupart rechutent dès les premiers jours, et les autres craquent lors d’une soirée entre amis, ou bien lors d’un évènement personnel ou professionnel difficile à surmonter (divorce, licenciement…).

    Mais pourquoi avec toute la meilleure volonté, les gens ne parviennent pas à arrêter de fumer ?
    La cigarette aussi nocive soit-elle, provoque du fait de la nicotine une sensation de bien-être, d’euphorie ou encore de soulagement. Lors de l’arrêt du tabac, ces sensations plaisantes disparaissent, et peuvent engendrer de la frustration, du stress ou encore de l’anxiété ramenant l’ancien fumeur à rallumer une cigarette.

    1. La nicotine et les substituts nicotiniques.

    Pour se sevrer du tabac, de nombreux médecins prescrivent l’utilisation de substituts nicotiniques tels que les patchs, les gommes à macher, comprimés orodispersibles, inhalateurs. Les médecins ne peuvent pas le prescrire, mais le conseillent parfois, les cigarettes électroniques (vaporisateurs personnels) sont très efficaces dans ce sevrage tabagique.

    Tous ces substituts nicotiniques permettent de délivrer une dose de nicotine à l’organisme, adapté au besoin de chacun en fonction de sa consommation, permettant ainsi de palier l’arrêt du tabac.

    Toutefois, malgré des concentrations en nicotine suffisantes, il a été constaté par de nombreux médecins et spécialistes que les substituts nicotiniques délivrés en pharmacie manquent d’efficacité. Et de nombreux fumeurs malgré toutes les meilleures volontés ne parviennent pas à arrêter définitivement de fumer.

    Il a été constaté qu’il manquait quelque chose au fumeur lui permettant de réussir pleinement son sevrage. En effet, le fait de fumer délivre certes une dose de nicotine, mais fumer provoque aussi du plaisir, une sensation de bien-être. Fumer a aussi un côté social. Le plus compliqué est aussi psychologique via ce geste, cette bouffée que l’on inhale, et cette fumée que l’on recrache.

    Les substituts traditionnels ne peuvent malheureusement pas répondre à ce manque physique et psychologique.

    C’est là tout l’intérêt de la cigarette électronique. En plus de délivrer une dose de nicotine nécessaire au fumeur pour réussir son sevrage tabagique, elle apporte une sensation de plaisir, de bien être, en plus de ce côté social.

    1. La nicotine et les cigarettes électroniques.

    La cigarette électronique est un outil d’aide au sevrage tabagique. C’est un substitut nicotinique au même titre que les patchs, des gommes à macher, ou encore inhalateurs nicotiniques que l’on peut trouver en pharmacie.

    La cigarette électronique est un dispositif permettant de vaporiser un e-liquide, le plus souvent, avec de la nicotine. A la différence de la cigarette traditionnelle, il n’y a pas de combustion avec la cigarette électronique.    Le e-liquide est chauffé, et vaporisé.

    A l’inverse des substituts nicotiniques pharmaceutiques, la cigarette électronique permet de répondre au côté social pour lequel on est amené à fumer. Il permet également de répondre au côté psychique ou physiologique, c’est-à-dire le geste, inhaler la vapeur, recracher cette vapeur.

    La cigarette électronique permet aussi d’avoir ce que l’on appelle le « hit ». C’est ce petit picotement en gorge que l’on ressent en avalant la vapeur, et que l’on ressent également avec la fumée de cigarette. Pour certains fumeurs, ce hit est recherché, et sera un incontournable pour réussir son sevrage tabagique.

    Actuellement, de nombreux pneumologues, cardiologues, addictologues, et autres médecins recommandent à leurs patients fumeurs d’essayer la cigarette électronique pour arrêter de fumer. Toutefois, pour réussir son sevrage tabagique avec la cigarette électronique, plusieurs règles doivent être respectées.

    1. Arrêter de fumer avec la cigarette électronique.

    « Arrêtons de diaboliser la nicotine. Ce qui tue dans le tabagisme ce n'est pas la nicotine, c'est la fumée. » Jacques Le Houezec

    « Les gens fument pour la nicotine mais meurent des goudrons, du monoxyde de carbone et des gaz dangereux. » Michael Russell

    Il est primordial de bien comprendre ces quelques mots pour correctement réussir son sevrage tabagique.

    Vous pouvez également visionner la vidéo « La nicotine : Produit du diable !!! ? » dans laquelle intervient Jacques Le Houezec, et explique tout l’intérêt de la nicotine dans la réussite d’un sevrage tabagique. http://jlhamzer.over-blog.com/2017/04/la-nicotine-produit-du-diable.html

    Le sevrage tabagique n’est pas une course contre la montre, prenez donc le temps de le réussir correctement. Un sevrage tabagique complet peut durer plus d’un an.
    Certaines personnes ont fumé pendant plusieurs dizaines d’années, et vont avoir besoin de beaucoup plus de temps pour se sevrer du tabac.
    D’autres n’ont fumé que quelques mois, et naturellement leur sevrage devrait être plus rapide.

    Ce qu’il est essentiel de comprendre c’est que chaque fumeur est différent, et que chacun recevra des préconisations différentes.

    1. Bien choisir son dosage en nicotine.

    Il existe une multitude de dosages en nicotine allant de 3mg/ml jusqu’à 20mg/ml en France et en Europe. (Aux Etats-Unis et en Chine les dosages peuvent atteindre les 50mg/ml.)

    Le dosage préconisé en nicotine afin de réussir votre sevrage tabagique dépend de votre consommation de cigarette quotidienne, comme pour tous les substituts nicotiniques. En règle générale, nos préconisations sont les suivantes :

    Nombre de cigarettes par jour

    Dosage en nicotine préconisé

    2-3 cigarettes

    3 mg/ml

    Jusqu’à 5 cigarettes

    6 mg/ml

    Jusqu’à 10 cigarettes

    12 mg/ml

    Jusqu’à 15 cigarettes

    16 mg/ml

    20 cigarettes ou plus

    19 mg/ml


    Toutefois, il peut arriver que nos conseils soient légèrement différents. Votre façon de fumer vos cigarettes peut nous amener à vous préconiser un dosage différent.

    En effet, si vous fumez par exemple 1 cigarette toutes les 3 ou 4 heures, (soit l’équivalent de 5 cigarettes par jour), le dosage en 6 mg/ml sera tout à fait adapté.
    En revanche si ces mêmes 5 cigarettes sont fumées uniquement en soirée, et pas durant la journée, nous pourrions vous proposer un dosage en nicotine supérieur, car votre apport en nicotine le soir a besoin d’être supérieur.

    Parfois même, certaines occasions peuvent nécessiter l’utilisation d’un taux de nicotine différent (une soirée, un coup dur, un stress supplémentaire…). Parfois, ce changement d’habitudes quotidiennes peut vous éviter de rallumer une cigarette. 

    L’idéal reste de venir en boutique afin de vous proposer le conseil le plus adapté à votre profil.

    Nous n’allons pas parler de dispositif dans cet article. Pour savoir comment choisir votre cigarette électronique, vous pouvez consulter notre article à ce sujet ici. Toutefois, les meilleurs conseils vous seront prodigués en boutique. N’hésitez pas à nous contacter, ou venir directement, nous nous ferons un plaisir de vous accueillir et vous expliquer.

    1. La nicotine traditionnelle

    La nicotine liquide utilisée dans les e-liquides pour cigarette électronique est exactement la même que pour les autres substituts nicotiniques. Elle est de qualité pharmaceutique.

    La nicotine pure extraite des feuilles de tabac est fortement concentrée en produits d’extraction. Pour la purifier, et la rendre apte à l’inhalation, les fabricants de nicotine retirent les protons afin d’obtenir ce que l’on appelle une base libre de nicotine. Elle a un PH de 8. Cette nicotine traditionnelle se retrouve dans la quasi-totalité des e-liquides.

    La nicotine permet de se sevrer du tabac. Plus le dosage est élevé, plus la nicotine apporte ce que l’on appelle le « hit ».

    Le hit est cette contraction du larynx au passage de la nicotine, et il est recherché par de nombreux fumeurs. La nicotine apporte également un léger picotement en gorge.

    Lorsque vous fumez des cigarettes traditionnelles, la fumée et les goudrons créent des irritations dans votre larynx. Ces irritations ressemblent à des petites plaies. Vous ne ressentez pas la création de ces irritations lorsque vous fumez car chaque cigarette comporte un additif de menthol (en quantité minime) qui anesthésie votre larynx. Avec la cigarette électronique, au passage de la nicotine, vous ressentez un léger picotement en gorge. Si vous arrêtez totalement de fumer avec la cigarette électronique, ces picotements disparaissent au bout de quelques jours.

    Mais chez certaines personnes, le hit dérange, et représente un blocage pour essayer la cigarette électronique. Depuis 2018, une nouvelle forme de nicotine permet de palier le problème du hit : il s’agit du sel de nicotine.

    1. Le sel de nicotine

    A la différence de la nicotine traditionnelle qui a un PH équivalent à 8, le sel de nicotine a un PH de 5.

    Les fabricants de sel de nicotine rajoutent un acide sur la base libre de nicotine, et c’est la seule différence dans sa fabrication. Il existe différents types d’acide :

    • L’acide laurique qui est un acide gras que l’on trouve en particulier dans l’huile de coco et qui possède des vertus antimicrobiennes.
    • L’acide salicylique qui est un composé organique aromatique, que l’on trouve naturellement sous forme solide dans certains végétaux.
    • L’acide benzoïque qui est un acide aromatique utilisé comme conservateur alimentaire.

    Les e-liquides nicotinés au sel de nicotine ont la particularité d’avoir un hit fortement réduit. Les e-liquides aux sels de nicotine sont particulièrement adapté pour les personnes chez qui le hit est dérangeant, et qui toussent fortement en vapotant des e-liquides avec la nicotine traditionnelle. Ils sont aussi utiles chez les « petits » fumeurs qui concentrent leurs cigarettes sur un court laps de temps.

    Les e-liquides aux sels de nicotine ne sont proposés que sous 2 déclinaisons : 10 mg/ml et 20 mg/ml.

    A titre de comparaison, les e-liquides dosés à 10 mg/ml présentent un hit équivalent à du 3 mg/ml en nicotine traditionnelle, et les e-liquides dosés à 20 mg/ml présentent un hit équivalent à 6 mg/ml. Par conséquent, leur ressenti et leur impact en gorge est beaucoup plus léger. Pour autant, ils sont nettement plus chargés en nicotine. Une bouffée en 10 mg/ml en sel de nicotine est 3 fois plus chargée qu’une bouffée en 3 mg/ml, idem pour les 20 mg/ml.

    Par conséquent, les sels de nicotine peuvent également être parfaitement adapté pour les vapoteurs qui souhaitent réduire leur consommation de e-liquide, ou bien qui n’ont que peu de temps pour vaper, et qui cherchent à inhaler une dose suffisante de nicotine sur une courte durée.

    Pour plus d’information sur le sel de nicotine, vous pouvez consulter notre article ici.

    1. La nicotine vapologique

    Il existe une troisième et dernière forme de nicotine pour cigarettes électronique, il s’agit de la nicotine « vapologique » spécialement créée par Vincent Dans Les Vapes.

    VDLV (Vincent Dans Les Vapes) est un fabricant de e-liquides français. VDLV dispose d’un laboratoire de recherches et d’analyses permettant entre autres de contrôler tous les e-liquides qui sortent de leur laboratoire. Mais VDLV à travers son pôle recherche situé au LFEL (Laboratoire Français du E-Liquide) est également très actif dans la recherche et l’innovation.

    A partir de producteurs de tabac locaux (Région Nouvelle-Aquitaine), ils ont réussi à concevoir une nicotine spécialement conçue pour l’inhalation et pour la cigarette électronique. Cette nicotine est fabriquée sur un principe de chimie verte, excluant l’utilisation de solvants toxiques (qui nécessitent par la suite une phase de purification de la nicotine).

    Après avoir proposé 3 nouveaux e-liquides en 2017 (la gamme Origin nV), et fort du succès qu’ils ont connu, VDLV propose depuis janvier 2020 tous ses e-liquides avec de la nicotine vapologique française.

    VDLV a trouvé des agriculteurs français, qui acceptent de cultiver des variétés très spécifiques de tabac brun, fortement chargées en nicotine, leur permettant de répondre entièrement à leur besoin annuel en nicotine. Ces variétés de tabac ne sont pas destinées à être fumées, et sont cultivées et récoltées uniquement pour concevoir de la nicotine vapologique.

    La nicotine vapologique est similaire à la nicotine liquide traditionnelle. Elle est produite en France à partir de plants de tabac cultivés et récoltés en France par des agriculteurs français.

    Pour en savoir plus sur la nicotine vapologique, vous pouvez consulter la page dédiée de VDLV : https://www.vdlv.fr/tout-savoir-e-cigarette-e-liquides/la-nicotine-vapologique/


    1. Conclusion

    La nicotine est donc une substance toxique à haute dose, mais pas dans les quantités inhalées par un fumeur, un vapoteur, ou toute personne en phase de sevrage du tabac. C’est une substance que l’on trouve particulièrement dans les plants de tabac, et qui est en partie responsable de la dépendance au tabac.

    La nicotine a été à tort diabolisée par l’industrie du tabac, et il ne faut pas en avoir peur, bien au contraire. Pour réussir son sevrage tabagique, il est primordial de ne pas se presser, et de respecter les conseils que nous vous préconisons en boutique.

    N’hésitez pas à essayer les différentes formes de nicotine (classique ou sel) afin de trouver celle qui vous convient le mieux.

    N’hésitez pas non plus à remonter votre dosage en nicotine, si besoin, de manière occasionnelle afin de ne pas rallumer de cigarette.

    Pour tout complément d’information, ou pour toute question, venez en boutique afin d’obtenir toutes les réponses souhaitées et afin de vous proposer nos meilleures préconisations.




    https://www.ameli.fr/bas-rhin/assure/sante/themes/addictions/definition-facteurs-favorisants

    https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/tabac/articles/10720-tabac-nicotine-idees-recues.htm

    https://www.anses.fr/fr/system/files/SUBCHIM2014sa0130Ra.pdf

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicotine

    https://www.lesechos.fr/2017/06/pourquoi-la-suede-ne-compte-que-5-de-fumeurs-quotidiens-173608

    https://www.dernierecigarette.com/composition-cigarette.html

    https://www.dernierecigarette.com/effets-de-la-nicotine.html

    www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/149/?sequence=7

    http://jlhamzer.over-blog.com/2015/11/ma-tribune-dans-mediapart.html

    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/231115/vaporisateur-personnel-sauver-des-vies-grace-la-nicotine

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